Archive for the ‘ Humour ’ Category

Une cacophonie comme effet et non faiblesse de style

20160722_114932

Une belle petite cacophonie à Strasbourg.

La cacophonie (substantif féminin), du grec kakophonia, de kakos (« mauvais ») et phoni (« voix », « son ») est une dissonance phonique dans une musique, un texte ou un groupe de mots due à des liaisons difficiles à prononcer, ou à une succession rapide des mêmes sons ou des syllabes accentuées.

Contrairement à ce que laisse entendre sa définition, cette linguistiquerie doit être vue dans cet exemple non comme une faiblesse mais comme une figure de style, et cela pour deux raisons : elle a été produite volontairement et elle crée un effet de sens (dans ce cas précis, un effet hypocoristique).

Ambiguïté lexicale

capture-decran-2016-12-20-a-17-14-36

Dans la dernière phrase, le référent du pronom complément « le » est ambigu. Soit le référent est « femmes » (elles changeraient de sexe en exerçant leur métier), soit « gendarmes ». La seconde interprétation est plus vraisemblable, mais le référent suggéré est toujours le plus proche et encouragerait plutôt la première interprétation.

Rapprochement douteux

Un ancien fossoyeur témoigne : « On boit tous les jours et toute la journée au cimetière, preuve en est les nombreux cadavres de boissons. » (lire l’article dans la DH)

L’association des cadavres de boissons et du cimetière semble peu judicieuse. Le syntagme nominal « les nombreuses bouteilles vides » aurait été plus attendu et aurait le mérite de ne pas créer d’effet comique non souhaitable dans ce contexte.

Polysémie et malentendu

14446118_1263407150345490_6258817932627065491_n

Le verbe « mouiller » reçoit plusieurs acceptions. Dans le sens courant,  ce verbe dans son emploi transitif signifie « rendre humide ». En navigation, « mouiller » veut dire « mettre à l’eau ». Dans cet exemple, le malentendu nait de la confusion entre les deux acceptions.

Parce qu’on ne plaisante pas avec les impropriétés lexicales!

Capture d’écran 2016-07-12 à 12.24.29

Je ne sais pas si cette information est vraie, mais employer un terme pour un autre est ce que l’on nomme « impropriété lexicale ». Souvent, cette erreur de lexique (lexicisme) trouve sa source dans la paronymie : les mots se ressemblent.

Ceci n’est pas un malentendu lié à la polysémie

avocat polysémie

Dans ce dialogue, le premier énonciateur pense que la polysémie du mot « avocat » (caractéristique d’un mot pouvant recevoir plusieurs sens) a donné lieu à une interprétation erronée de la part de  l’autre énonciateur. Le premier énonciateur tente donc de préciser le sens du mot, par une périphrase définissant l’acception du premier emploi. En fait, il n’y avait pas de malentendu. L’avocat non comestible est bien dans le frigo.

Mot altéré

endives baisees

« Endives baisées » pour « braisées », ou quand l’absence d’un « r » engendre une différence de sens assez notable…

Le mot ainsi orthographié est une erreur de lexique, un lexicisme. Une lettre a été omise, et cette omission crée un autre sens : le mot sans « r » existe également.

Même si le mot « baisées » (participe passé du verbe « baiser », employé comme adjectif) existe, je n’ai pas envie de considérer ce lexicisme comme une impropriété -erreur de lexique qui consiste à employer un mot existant mais qui ne convient pas dans le contexte- puisque le « r » manquant résulte d’un oubli (j’imagine que ce n’est pas un trait d’humour du réassortisseur), pas d’une méconnaissance lexicale qui ferait user d’un mot pour un autre.

C’est donc plutôt un cas d’altération de mot.