Ecart de lexique ou de grammaire?

(photo prise dans le quartier du cimetière d’Ixelles)

Lexicisme de genre (un moto pour une moto? ) ou deux écarts d’orthographe grammaticale (il manque les marques du pluriel) ?

Rapprochement douteux par paronymie

Des paronymes sont des mots qui se ressemblent. Ici, le verbe conjugué au passé simple « périt » rappelle le patronyme de la personne décédée : Chuck Berry.

Le rapprochement est douteux car un jeu de mots sur la paronymie est peut-être malvenu quand il s’agit d’un décès.

Encore une impropriété par homophonie

Les deux verbes sont homonymes : des homophones (prononciation identique) non homographes (écriture différente). Ecrire l’un pour l’autre constitue un écart linguistique nommé impropriété lexicale, dont la cause est ici l’homonymie. (vu ici)

Impropriété par homonymie

Dans cet exemple, « j’avais résonné » est employé à la place de « j’avais raisonné ». Il s’agit de deux participes passés (ou, plus scientifiquement, participes 2) qui sont des homophones non homographes (prononciation identique pour des graphies différentes). Les homonymes donnent souvent lieu à des erreurs linguistiques : un mot est mis à la place d’un autre. Cet écart lexical (ou lexicisme) est nommé : impropriété lexicale.

Une petite métaphore

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« Faire maigrir les poubelles » n’est pas un animisme (ou personnification) car ici, les poubelles ne sont pas animées d’une volonté propre.

Il s’agit d’une métaphore (figure de remplacement qui consiste à remplacer une réalité par une autre, avec laquelle elle entretient un lien analogique) : les poubelles vont perdre en volume avec les mesures prises, comme quelqu’un qui fait un régime pour maigrir. (lire l’article)

Une cacophonie comme effet et non faiblesse de style

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Une belle petite cacophonie à Strasbourg.

La cacophonie (substantif féminin), du grec kakophonia, de kakos (« mauvais ») et phoni (« voix », « son ») est une dissonance phonique dans une musique, un texte ou un groupe de mots due à des liaisons difficiles à prononcer, ou à une succession rapide des mêmes sons ou des syllabes accentuées.

Contrairement à ce que laisse entendre sa définition, cette linguistiquerie doit être vue dans cet exemple non comme une faiblesse mais comme une figure de style, et cela pour deux raisons : elle a été produite volontairement et elle crée un effet de sens (dans ce cas précis, un effet hypocoristique).

Néologisme

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« Dégarage », un néologisme créé par dérivation affixale. Le préfixe inversif  « dé- » adjoint à « garage » (employé dans le sens vieilli de « action de se garer ») crée un mot qui signifie : « fait de sortir de la place où l’on s’est garé ».