Archive for the ‘ Faiblesses de style ’ Category

Rapprochement douteux par paronymie

Des paronymes sont des mots qui se ressemblent. Ici, le verbe conjugué au passé simple « périt » rappelle le patronyme de la personne décédée : Chuck Berry.

Le rapprochement est douteux car un jeu de mots sur la paronymie est peut-être malvenu quand il s’agit d’un décès.

Une cacophonie comme effet et non faiblesse de style

20160722_114932

Une belle petite cacophonie à Strasbourg.

La cacophonie (substantif féminin), du grec kakophonia, de kakos (« mauvais ») et phoni (« voix », « son ») est une dissonance phonique dans une musique, un texte ou un groupe de mots due à des liaisons difficiles à prononcer, ou à une succession rapide des mêmes sons ou des syllabes accentuées.

Contrairement à ce que laisse entendre sa définition, cette linguistiquerie doit être vue dans cet exemple non comme une faiblesse mais comme une figure de style, et cela pour deux raisons : elle a été produite volontairement et elle crée un effet de sens (dans ce cas précis, un effet hypocoristique).

Syntaxisme : la place de l’adjectif compte

capture-decran-2016-11-15-a-14-35-53

La place de l’adjectif compte parfois en français! Si la plupart du temps, elle n’a pas de conséquence sur le sens (bonnet blanc et blanc bonnet), dans ce cas-ci, la postposition de l’adjectif signifie que la fille de M. Jackson n’a pas de fratrie. Or, on sait qu’il n’en est rien, elle a deux frères. L’adjectif aurait dû être antéposé (l’unique fille) pour laisser de la place aux frères de Paris.

Je n’ai pas encore de nom pour cet écart de syntaxe… Une impropriété syntaxique? Mais l’impropriété étant un concept lexical,  je réfléchis toujours à la meilleure manière de noter cette linguistiquerie rare.

 

Rapprochement douteux

Un ancien fossoyeur témoigne : « On boit tous les jours et toute la journée au cimetière, preuve en est les nombreux cadavres de boissons. » (lire l’article dans la DH)

L’association des cadavres de boissons et du cimetière semble peu judicieuse. Le syntagme nominal « les nombreuses bouteilles vides » aurait été plus attendu et aurait le mérite de ne pas créer d’effet comique non souhaitable dans ce contexte.

Polysémie et malentendu

14446118_1263407150345490_6258817932627065491_n

Le verbe « mouiller » reçoit plusieurs acceptions. Dans le sens courant,  ce verbe dans son emploi transitif signifie « rendre humide ». En navigation, « mouiller » veut dire « mettre à l’eau ». Dans cet exemple, le malentendu nait de la confusion entre les deux acceptions.

Ambigüité lexicale

ambiguite siege bebe

Il existe deux possibilité de référent du pronom sujet « il » : le siège et le bébé. Dans cet énoncé, la première interprétation serait syntaxiquement favorisée, « siège bébé » pouvant être considéré comme un mot sémantique, une expression servant à nommer un seul objet.

Mais notre connaissance du monde contredit cette interprétation : c’est le bébé qui pleure, non le siège.

Comme ce fait est indéniable, on peut souligner que cette ambigüité ne sera pas source de malentendu.

Il conviendrait néanmoins de reformuler l’énoncé pour éviter cette faiblesse d’écriture.

Ambiguïté

Capture d’écran 2015-11-22 à 16.10.39

 

Sur le site du Soir, une malheureuse ambiguïté du référent pronominal anaphorique:  « qu’il avait déjà revendiqués ».

« Il » désigne-t-il Michel Onfray ou l’EI?

On sait évidemment que les attentats ont été revendiqués par l’EI et non par le philosophe, mais il faudrait reformuler l’énoncé pour éviter  cette faiblesse de style.