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Ecart de lexique ou de grammaire?

(photo prise dans le quartier du cimetière d’Ixelles)

Lexicisme de genre (un moto pour une moto? ) ou deux écarts d’orthographe grammaticale (il manque les marques du pluriel) ?

Impropriété par homonymie

Dans cet exemple, « j’avais résonné » est employé à la place de « j’avais raisonné ». Il s’agit de deux participes passés (ou, plus scientifiquement, participes 2) qui sont des homophones non homographes (prononciation identique pour des graphies différentes). Les homonymes donnent souvent lieu à des erreurs linguistiques : un mot est mis à la place d’un autre. Cet écart lexical (ou lexicisme) est nommé : impropriété lexicale.

Néologisme

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« Dégarage », un néologisme créé par dérivation affixale. Le préfixe inversif  « dé- » adjoint à « garage » (employé dans le sens vieilli de « action de se garer ») crée un mot qui signifie : « fait de sortir de la place où l’on s’est garé ».

Ambiguïté syntaxique

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L’ambiguïté donne lieu à deux interprétations : « l’attestation de soins donnés » qui est à remettre au médecin ou « l’attestation de soins donnés au médecin ».

Le complément « au médecin » dépend du verbe « présenter » dans le premier cas et de « donnés » dans le second. Le contexte ne permet que la première interprétation, mais il n’en reste pas moins que la seconde est syntaxiquement valable. Le changement de position du syntagme lève l’ambiguïté : « Durant la consultation, n’oubliez pas de présenter au médecin l’attestation de soins donnés, afin qu’il puisse la signer et que vous soyez remboursé ».

Par ailleurs, ce texte illustre le concept d’hypercorrectisme (écart linguistique qui résulte d’une volonté de s’exprimer de manière tellement correcte qu’on en vient à produire des énoncés fautifs)  : « vous » étant la personne qui a reçu les soins, il n’y avait pas lieu d’accorder au pluriel. La personne qui a voulu corriger le panneau y a inséré une faute d’orthographe grammaticale.

Personnellement, j’aurais corrigé ce panneau en tant que féministe et ajouté une petite précision : « remboursé(e) » ou « remboursé.e » , ce qui aurait été tout à fait correct vis-à-vis des femmes ET de la grammaire!

 

Ambiguïté lexicale

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Dans la dernière phrase, le référent du pronom complément « le » est ambigu. Soit le référent est « femmes » (elles changeraient de sexe en exerçant leur métier), soit « gendarmes ». La seconde interprétation est plus vraisemblable, mais le référent suggéré est toujours le plus proche et encouragerait plutôt la première interprétation.

Néologisme

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La « flémmite » est mot inventé pour signifier le fait d’avoir la flemme (mot familier pour un sentiment de paresse), construit avec une suffixation en « ite » (suffixe utilisé en médecine pour désigner les inflammations). On peut noter aussi dans le slogan une homéotéleute (mou/Nalu), qui est une rime en prose.

Ceci n’est pas une erreur logique, c’est une ambigüité lexicale

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Dans ces consignes, les nombres « suivants » correspondent aux nombres qui suivent le texte de la consigne.

L’élève a cru que les nombres suivants étaient ceux qui suivent ceux qui sont indiqués en chiffres. Le terme peut en effet être considéré comme ambigu. Cette ambiguïté lexicale donne lieu à une interprétation qui n’était pas celle qu’attendait l’enseignant. Cet exemple souligne l’importance de formuler les consignes sans ambigüité, par exemple : « Ecris ces chiffres en toutes lettres. »