Ambiguïté syntaxique

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L’ambiguïté donne lieu à deux interprétations : « l’attestation de soins donnés » qui est à remettre au médecin ou « l’attestation de soins donnés au médecin ».

Le complément « au médecin » dépend du verbe « présenter » dans le premier cas et de « donnés » dans le second. Le contexte ne permet que la première interprétation, mais il n’en reste pas moins que la seconde est syntaxiquement valable. Le changement de position du syntagme lève l’ambiguïté : « Durant la consultation, n’oubliez pas de présenter au médecin l’attestation de soins donnés, afin qu’il puisse la signer et que vous soyez remboursé ».

Par ailleurs, ce texte illustre le concept d’hypercorrectisme (écart linguistique qui résulte d’une volonté de s’exprimer de manière tellement correcte qu’on en vient à produire des énoncés fautifs)  : « vous » étant la personne qui a reçu les soins, il n’y avait pas lieu d’accorder au pluriel. La personne qui a voulu corriger le panneau y a inséré une faute d’orthographe grammaticale.

Personnellement, j’aurais corrigé ce panneau en tant que féministe et ajouté une petite précision : « remboursé(e) » ou « remboursé.e » , ce qui aurait été tout à fait correct vis-à-vis des femmes ET de la grammaire!

 

Ambiguïté lexicale

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Dans la dernière phrase, le référent du pronom complément « le » est ambigu. Soit le référent est « femmes » (elles changeraient de sexe en exerçant leur métier), soit « gendarmes ». La seconde interprétation est plus vraisemblable, mais le référent suggéré est toujours le plus proche et encouragerait plutôt la première interprétation.

Néologisme

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La « flémmite » est mot inventé pour signifier le fait d’avoir la flemme (mot familier pour un sentiment de paresse), construit avec une suffixation en « ite » (suffixe utilisé en médecine pour désigner les inflammations). On peut noter aussi dans le slogan une homéotéleute (mou/Nalu), qui est une rime en prose.

Ceci n’est pas une erreur logique, c’est une ambigüité lexicale

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Dans ces consignes, les nombres « suivants » correspondent aux nombres qui suivent le texte de la consigne.

L’élève a cru que les nombres suivants étaient ceux qui suivent ceux qui sont indiqués en chiffres. Le terme peut en effet être considéré comme ambigu. Cette ambiguïté lexicale donne lieu à une interprétation qui n’était pas celle qu’attendait l’enseignant. Cet exemple souligne l’importance de formuler les consignes sans ambigüité, par exemple : « Ecris ces chiffres en toutes lettres. »

Cherchez le mot altéré

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ENTERPRISE est un mot altéré. Il s’agit d’une erreur orthographique : elle concerne la graphie d’un mot.

Ici, c’est une erreur typographique, nommée plus précisément « coquille » ou « faute de frappe » : deux lettres ont été inversées par mégarde et ont créé un mot qui n’existe pas.

Accord par syllepse

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Un accord par syllepse est un accord selon le sens et non la grammaire.

Ici, le sujet de la seconde phrase, renvoyant au syntagme « un couple » du premier énoncé, aurait dû être au singulier, et non au pluriel.

Syntaxisme : la place de l’adjectif compte

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La place de l’adjectif compte parfois en français! Si la plupart du temps, elle n’a pas de conséquence sur le sens (bonnet blanc et blanc bonnet), dans ce cas-ci, la postposition de l’adjectif signifie que la fille de M. Jackson n’a pas de fratrie. Or, on sait qu’il n’en est rien, elle a deux frères. L’adjectif aurait dû être antéposé (l’unique fille) pour laisser de la place aux frères de Paris.

Je n’ai pas encore de nom pour cet écart de syntaxe… Une impropriété syntaxique? Mais l’impropriété étant un concept lexical,  je réfléchis toujours à la meilleure manière de noter cette linguistiquerie rare.