Archives de février 2016

Ceci n’est pas un malentendu lié à la polysémie

avocat polysémie

Dans ce dialogue, le premier énonciateur pense que la polysémie du mot « avocat » (caractéristique d’un mot pouvant recevoir plusieurs sens) a donné lieu à une interprétation erronée de la part de  l’autre énonciateur. Le premier énonciateur tente donc de préciser le sens du mot, par une périphrase définissant l’acception du premier emploi. En fait, il n’y avait pas de malentendu. L’avocat non comestible est bien dans le frigo.

Mot altéré

endives baisees

« Endives baisées » pour « braisées », ou quand l’absence d’un « r » engendre une différence de sens assez notable…

Le mot ainsi orthographié est une erreur de lexique, un lexicisme. Une lettre a été omise, et cette omission crée un autre sens : le mot sans « r » existe également.

Même si le mot « baisées » (participe passé du verbe « baiser », employé comme adjectif) existe, je n’ai pas envie de considérer ce lexicisme comme une impropriété -erreur de lexique qui consiste à employer un mot existant mais qui ne convient pas dans le contexte- puisque le « r » manquant résulte d’un oubli (j’imagine que ce n’est pas un trait d’humour du réassortisseur), pas d’une méconnaissance lexicale qui ferait user d’un mot pour un autre.

C’est donc plutôt un cas d’altération de mot.

Anacoluthe ou ambigüité

Capture d’écran 2016-02-04 à 18.18.36

Le syntagme prépositionnel placé en début de phrase pourrait porter sur le sujet de la principale. C’est la mamie qui a presque cent ans, non le saut.

Il s’agit donc d’un syntaxisme (phénomène syntaxique remarquable, parfois faute parfois effet de style) d’une anacoluthe, ce qui signifie une rupture de la construction syntaxique.

On pourrait également y voir une ambigüité syntaxique (deux possibilités d’interprétation syntaxique), levée par le cotexte.

Si voir le saut vous intéresse, c’est ici.